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Les logiciels libres au Gouvernement du Québec

Note du 2010-09-01 - voir 2 textes fort intéressants:

 

Contexte

Récemment, après le jugement contre la RRQ, le PQ a tenté de récupérer la situation en soutenant que les logiciels libres étaient une bonne chose! Mme Marie Malavoy, porte-parole péquiste en matière de développement et d'innovations technologiques:

Par ailleurs, ajoute-t-elle, le Parti québécois entend faire pression pour éviter que le gouvernement porte le jugement de la Cour supérieure en appel, et qu'il modifie ses pratiques pour l'avenir.

Mes démarches personnelles auprès du PQ et du Bloc m'ont montré qu'il n'y avait aucune ouverture du côté du Libre. On a commencé à entendre parlé du Libre lors du dernier colloque de Montréal.  C'était une première.

Projet pilote à l'Assemblée nationale?

C'est farfelu de soumettre un projet pilote au Bureau de l'Assemblée nationale, un projet visant à faire l'essai du logiciel libre sur la colline parlementaire.  On ne s'improvise pas stratège en déploiment informatique du jour au lendemain. Une telle approche est même un risque d'obtenir un échec qui servira de précédent par la suite.

Un projet pilote à la française n'est probablement pas une bonne stratégie... Le "dual boot" Windows/Linux revient au même que le "boot" Windows seulement.  Ça ne prend que 5 secondes de plus à démarrer son ordi et on continue à faire comme avant!

Il serait bien mieux, par exemple, de forcer un déploiment de Firefox pour éliminer Internet Explorer et ses failles de sécurité. Cette stratégie serait bienvenue et appréciée par les utilisateurs.

Développer sa propre expertise

Pour le PQ et le Bloc, faire la démontration à l'interne serait déjà un bon début.  

On pourrait donc s'attendre à ce que le PQ et le Bloc se mettent à déployer du Libre pour leurs propres besoins. La boutique sur le site web du PQ pourrait passer en Libre au lieu d'être en ASP.  La programmation sur les sites du PQ et du Bloc pourrait être publiée en GPL aussi. La programmation est payée par des dons du public, ce n'est que justice que de retourner au public le résultat de ses efforts.

Le site web du Bloc pourrait aussi être en Libre!

Lors des campagnes électorales, les postes de travail peuvent aussi mettre en valeur le Libre (Firefox, Thunderbird, etc) même si les machines sont munies de Windows.

Le PQ a-t-il songé à engager Savoir Faire Linux pour obtenir une expertise et un plan stratégique? Les militants pro-Libre ont-ils été consultés?

Nouvelle mentalité

Le virage vers le Libre exige un changement de mentalité. Les militants et les permanents ont, pour la plupart, le réflexe Microsoft... comme l'ensemble de la population. La pénétration du Libre au Québec est lamentablement faible.

Des militants influents sont même des employés de Microsoft et leurs conseils sont sur la table depuis longtemps. Comment ces gens sauront-ils soutenir un tel virage si leur parti opte pour des solutions qui les privent de revenus?

Nous ne sommes pas en Europe où on comprend que le Libre est sain pour une économie nationale (on crée localement au lieu d'importer des É-U.). Les formats ouverts sont une sécurité pour un pays, par rapport à des formats qui sont la propriété de multi-nationales étrangères.

Les postes de travail ne sont que la pointe du iceberg, en informatique. Il y a tellement plus que ça en cause. Pensons aux routeurs, serveurs, bases de données, etc. Mais le public et la plupart des élus n'y connaissent pas grand chose...

Alors pourquoi, soudainement, improviser un projet pilote sans tenir compte du contexte?