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Les logiciels libres en affaires

Les gens d'affaires vont payer le gros prix pour déployer des systèmes stables et évolutifs. En ont-elles pour leur argent?

Le communautaire

Si les entreprises ont les moyens financiers, les OBNL sont généralement aux prises avec de sérieuses restrictions financières. Les logiciels libres deviennent alors une solution intéressante. Pas de licences à acquérir, des honoraires à des gens du quartier, des services en réseau fiables et stables.

Même si plusieurs OBNL profitent des rabais importants pour leurs licences (techsoup), ce faisant, ils se limitent à un écosystème en particulier. D'ailleurs, le recours aux escomptes de techsoup est un couteau à 2 tranchants en l'absence de planification des ressources informatiques.

Exemple - Windows

Un organisme utilisant 5 postes de travail engage une firme pour développer un logiciel de gestion de ses activités spécifiques. En acceptant que ce logiciel soit une application Windows, l'organisme s'interdit d'évoluer vers d'autres plateformes. Ainsi, il sera presqu'impossible d'utiliser des postes de travail Linux puisque l'application ne tourne que sous Windows. Et lorsque Microsoft décidera, unilatéralement, qu'il est temps de faire la mise à niveau de Windows (passer de XP à Windows7 histoire de remplir ses coffres), cette application devra probablement être rééditée pour la nouvelle version.

Et c'est sans parler de la mobilité et du télétravail. Une application Windows ne va pas dans le sens du courant qui tend vers la souplesse, la mobilité et l'accès par différents moyens!

Une conséquence malheureuse de ce choix technologique est aussi de s'en remettre à un seul fournisseur ou développeur. S'il abandonne les affaires, l'application risque d'être laissée pour compte puisqu'elle est la propriété de ce seul développeur. De plus, cette stratégie va souvent avoir un effet boule-de-neige sur les besoins de serveurs de fichiers et de bases de données.

Même si l'organisme pouvait disposer d'un développeur bénévole, il serait impossible d'améliorer l'application pour la même raison: le propriétaire contrôle tout ce que fait son logiciel, et ce n'est pas une bonne stratégie pour lui de montrer ses originaux à un tiers. Pour ainsi dire: "ouvrir son code".

Les logiciels libres viennent briser cet embrigadement.

Exemple - Web

Un OBNL a la chance de profiter de la disponibilité d'un développeur professionnel bénévole! Mais ce développeur est spécialisé sur Lotus Sphere et hébergera l'application sur ses propres serveurs.

Comme l'application est de type Web, c'est très avantageux et mieux qu'une application Windows parce qu'il n'y a pas de pré-requis pour les postes de travail. On peut donc utiliser à peu près n'importe quel équipement pour accéder à l'application, de n'importe où...

Toutefois, en acceptant cela, l'organisme s'en remet à un seul fournisseur qui contrôlera exclusivement tous les éléments. Bien que son geste soit louable et altruiste, le développeur confine l'organisme à sa propre expertise.

Et, comme dans l'exemple précédent, un autre bénévole pourrait difficilement prendre le relais à cause de la spécialisation de la plateforme.